sexta-feira, 26 de junho de 2015

Em l'Humanité Sobre Os Memoráveis. Escreve Sophie Joubert

"Un grand roman
qui lutte contre l'oubli"





(...) Toute société a besoin de mythes et d'images.
Dans les Mémorables, Lidia Jorge montre
comment l'histoire et, a fortiori, la télévision
peuvent effacer la complexité. Dans un Portugal
miné par la crise, elle redonne foi en
l'utopie en refusant toute simplification (...)



quarta-feira, 24 de junho de 2015

Edição francesa de Os Memoráveis Escreve Claudine Galea:

Les voix humaines de Lídia Jorge

Claudine Galea *
J’ai lu Les Mémorables** il y a un mois.
J’ai laissé passer le temps.
Le roman sédimentait, par nappes successives. Je me rendais à l’évidence, c’est un grand livre, c’est un très grand livre.
Oser commencer par là, par ce poncif. Un grand livre, comme on dit un classique. Lorsqu’on dit d’un texte, c’est un classique, c’est soit parce qu’il figure à un programme de lecture obligatoire, soit parce qu’il a traversé le temps.
Les Mémorables sera, un jour, un classique. En attendant, c’est un livre qui parle d’aujourd’hui, qui s’adresse à nous, à travers le temps.
Le sujet narratif est simple : une jeune femme, grand reporter, qui a quitté son pays, le Portugal, il y a déjà quelques années, est chargée par la CBS d’un documentaire sur la révolution des Œillets, date à laquelle elle n’était pas née. Elle « rentre » donc à Lisbonne où vit toujours son père, éditorialiste, et dresse un plan d’enquête avec deux anciens camarades d’études qui n’ont pas, dans leur pays ravagé par la crise économique, sa brillante carrière.
Dans un premier chapitre fulgurant, « La fable », Lidia Jorge met en place un trompe-l’œil dont nous saisirons plus tard la portée métaphorique : au cœur d’une soirée mondaine, dans une villa perdue, tandis qu’à l’extérieur une tempête de neige se déchaîne, « la Portugaise », comme les invités la nomment, se fait piéger par la demande d’un ex-ambassadeur à son filleul, Bob Peterson, responsable des programmes de CBS.
En poste à Lisbonne dans les années 1970, le « Parrain » a gardé d’épais dossiers constitués de courriers divers, populaires, militaires, inventoriant le calvaire de la guerre coloniale menée par Salazar, courriers de membres de la police politique qui fraternisaient avec les révolutionnaires, interrogations sur le devenir d’un pays alors que Franco règne en maître aux frontières, sur une intervention toujours possible des États-Unis, bref une liasse dont « la Portugaise » n’émerge que l’aube venue.
Le Parrain – il est intéressant de noter la connotation mafieuse que ce titre induit dans la traduction française – a réussi à rallumer ce feu qu’Ana Maria Machado avait cru éteindre en partant vivre et travailler aux States. Elle dit oui à Bob, son « patron » et possible compagnon, le roman le laisse entrevoir.
Il y a dans ce premier chapitre une dérision glaçante – les convives ont oublié le nom des fleurs qui furent la seule mitraille de cette révolution, et celui de la chanson qui a ouvert le soulèvement. Le surplomb personnifié par le Parrain, homme de pouvoir et d’institution, le luxe de la maison, la violence de la nature dehors, le nœud complexe et contradictoire des courriers créent une tension, mettent en perspective la fable à venir, éminemment politique.
S’ouvre alors la deuxième partie, le noyau en fusion du livre, que Lidia Jorge intitule « Voyage au cœur de la fable ». Un voyage polysémique, comme le sont tous les romans de l’écrivaine portugaise. Pas un seul de ses livres n’est univoque, tous mettent en place un rhizome de voix, de points de vue où le chœur n’écrase jamais le singulier – les singuliers, devrais-je dire -, qu’on se reporte notamment à son précédent roman, La Nuit des femmes qui chantent.
Nous voici donc à Lisbonne dans la maison d’enfance, où la fumée épaisse des cigarettes que fume le père en continu voile et dévoile alternativement mystères, non-dits, mensonges et vérités. Il était au moment de la révolution un journaliste connu, aux chroniques qui en firent une sorte de Cassandre.
Intérieur, extérieur : tout le roman va se dérouler dans les champs et contrechamps de la vie domestique intime et de la vie publique, les deux intrinsèquement liés, entrelacés. Une photographie, abandonnée tout en haut d’une armoire, dérobée au père, met en scène plusieurs protagonistes de la révolution. Ils seront les témoins qu’Ana Maria, Margarida et Miguel vont rencontrer.
Que ce soit dans un antre au mobilier étouffant ou sur les bords de l’océan, dans une maison où la poétesse Ingrid et son compagnon vivent la nuit et dorment le jour — effort d’élucidation ou aveuglement ? —, à travers la loquacité d’un témoin et le mutisme d’un autre, les entretiens avec les acteurs de la révolution forment des immersions bouleversantes, violentes, toujours complexes, dans la perception qu’un être humain a de son histoire.
La révolution des Œillets fut pacifique, les fleuristes offrirent aux insurgés des fleurs qu’ils mirent au bout de leur canon, les militaires s’unirent au peuple et réciproquement. Oui ce moment fut merveilleux, un espoir fou, une utopie, un rêve. Non, il n’est pas figé dans le temps du souvenir, il n’est pas une image pour magazine d’un temps révolu. Il fut l’œuvre de jeunes gens qui croyaient en l’avenir et le prirent à-bras-le-corps.
Lidia Jorge met en lumière une chose essentielle. La révolution portugaise fut-elle un modèle ? comme voudrait la présenter l’ex-ambassadeur. Un modèle est quelque chose de mort. L’écrivaine met en avant l’exact opposé. Je dirai que ce fut une expérience. Quelque chose d’incoerciblement vivant. Tout le roman va dans ce sens, grâce à sa forme, son récit, son style.
Les rencontres que font les trois jeunes journalistes sont intrusives : il n’est pas facile de convoquer la mémoire sans la travestir, sans la rendre héroïque, sans en faire la commémoration. Chaque récit est une épopée intime, chacun détricote un mythe, met à l’épreuve idées reçues et illusions. Les témoins souffrent, crient, pleurent, rient, s’ouvrent ou se ferment. Leurs vingt ans réapparaissent, augmentés des trente années passées depuis le 25 avril 1974. Ils ne sont plus innocents, ils ne sont plus juvéniles. Ils ont gagné et ils ont perdu. D’autres arrivent, certains perdent, et certains gagnent - les printemps arabes ne sont-ils pas aussi les enfants de la révolution des Œillets ? 
Ana Maria Machado — avatar de Lidia Jorge — conduit son enquête après un important travail de documentation, mais cette dernière est inerte devant le récit que chaque témoin fait de l’expérience vécue. De mini-séismes, où toute la palette des émotions humaines est convoquée en un tissu de rêve, de volonté, de peur, d’espoir, d’envie de meurtre, de pardon, de joie, d’esprit de revanche et de justice, de honte, de conquête, de cruauté, d’amour.
Avec ses compagnons, la narratrice sort ébranlée, épuisée à l’issue de chaque rencontre. Tourmentée, incrédule, la narratrice tombe malade. L’image qu’elle avait de son propre pays, rongé par la crise, déserté par la jeunesse, mis à genoux par la politique européenne, ressemble à une sorte de loi du plus fort, cliché médiatique — et pourquoi pas nouvelle guerre d’occupation —, devant lesquels beaucoup se rendent.
Un homme ne se rend pas à cette vision des choses, licencié de son journal, il a trop auguré de l’avenir, trop tempêté, trop inquiété. Il passe ses journées dans sa voiture, pour ne pas avouer à sa fille qu’il est désormais sans travail, qu’il est sorti de son champ d’action, stalker ne trouvant plus sa place dans le monde. Ana Maria est évidemment la fille de cet homme, et dans un ultime renversement, on comprend que son retour est une forme de réparation. C’est elle, forte de sa jeunesse, forte de son avenir, qui prend le relais de ce père perdu.
Elle mettra encore six ans à écrire le « scénario pour Robert Peterson », dernière partie du roman. Des milliers de phrases racontées par les témoins, il en restera à peine quelques extraits, mais nous, lecteurs du roman, nous savons. 
Nous savons que l’Histoire n’est pas une illusion, qu’elle est pure et impure, et qu’elle est d’abord le fait des hommes et des femmes.
Le roman de Lidia Jorge a une dimension mondiale, il humanise l’Histoire, il en fait une expérience singulière et collective, qui est d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Il nous demande : Faisons-nous l’expérience de nos vies ? Tentons-nous l’impossible ? Osons-nous ? Prenons-nous en charge le monde, l’histoire ? Voulons-nous en être les actrices, les acteurs ? Inventons-nous ? Nous opposons-nous ? Réfléchissons-nous ? Débattons-nous ? Nous engageons-nous ? Jusqu’où ? Comment ? Avec qui ? Pourquoi ? Comment accorder nos « Je » en « Nous », pour vivre « une nuit qui ne cesse pas d’engendrer des nuits » et qui soit belle comme le jour ?


25 mai 2015
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* Sobre Claudine Galea, clique AQUI
** Les Mémorables de Lidia Jorge, traduit du portugais par Geneviève Leibrich, éditions Métailié, 2015.

No jornal Público Escreve Susana Moreira Marques:

“Neste momento, há milhares
de páginas a serem 
escritas
que podem renovar o mundo”

Abra, leia e veja como e porquê...

segunda-feira, 8 de junho de 2015

Le Monde Dailymotion

Que sont devenus
vos rêves d'enfant ?
Lídia Jorge responde...


Le Figaro Littéraire Para que conste

II y a quelque chose d'hypnotique...

"Les amateurs d'art de grand style savent que la voix de Lidia Jorge compte dans le concert des littératures européennes contemporaines. (...) cette femme mérite d'être le second écrivain lusophonc a être couronnée par le prix Nobel de litterature"

domingo, 7 de junho de 2015

Continuação...

Deste junho, por aí fora...

Circunstâncias diversas, impediram-nos manter a assiduidade desta página, autorizada pela Escritora Lídia Jorge a quem, e também aos seus leitores, pedimos desculpa pela longa interrupção. Continuaremos agora, de vez.

quarta-feira, 11 de junho de 2014

De Guilherme d'Oliveira Martins

Foram eles, os cinco mil

in e-Cultura.pt

«Os Memoráveis» de Lídia Jorge (D. Quixote, 2014) é um romance que ultrapassa em muito a invocação de um acontecimento histórico, a revolução democrática portuguesa de 1974, já que estamos perante uma reflexão atual sobre a liberdade, a resistência e a esperança. Ao longo do livro, encontramos o ceticismo e a vontade, a dúvida e o empenhamento, mas sobretudo a imperfeição natural das sociedades humanas, que não podem ser aprisionadas pela indiferença ou mesmo pela utopia…

O VALOR DA LIBERDADE
«Os Memoráveis» de Lídia Jorge leva-nos, no título, quase sem querermos, a Xenofonte, mas há algo que aproxima e algo que afasta a obra do clássico antigo, de um lado, os ideais e os princípios, de outro, as pessoas, os sentimentos e as tentações. A liberdade, afinal, quando entra na normalidade das coisas vai perdendo o fulgor. Péguy resumiu o tema de um modo emblemático: «tudo começa em mística e acaba em política». A história funciona pendularmente, e é esse movimento que a autora procura descobrir, sem se ater apenas a um começo e um fim… A apatia, o imobilismo e a indiferença levam ao acordar. E sente-se que esta escrita tem a ver com uma obrigação de despertar e de resistir… Não há nostalgia, como na decadência, mas sentimento melancólico, que obriga a agir, não retrospetivamente, mas olhando para diante. E lembramo-nos do que Lídia Jorge disse em «Contrato Sentimental» (Sextante Editora, 2009), partindo da alternância (sempre o pêndulo) entre o herói do mar e o lixo a que alguns desejariam votar-nos (estávamos no auge dos ratings das agências): «seria ridículo garantir, com base no passado, ou mesmo no presente, alguma coisa de seguro em relação à sobrevivência futura deste tipo de convivialidade amorosa entre os outros e o tuga, o tuga e os outros, sabendo que nós mesmos em breve seremos outros, e os outros também serão outros em contacto connosco, num mundo tão amplamente aberto, sobretudo quando os mitos de representação forem diferentes e as relações de poder se alterarem, a ritmos que não podemos prever». E aí, dizia a autora, em vez de processo de integração só há processo de educação. E que educação sentimental? Como afirmou Mário Mesquita na apresentação de «Os Memoráveis», no dia em que fomos despedir-nos de José Medeiros Ferreira, o que está verdadeiramente em causa neste livro e nesta reflexão é um espírito de resistência.

A PARTIR DE UMA FOTOGRAFIA
Numa fotografia em torno da qual vai girar o romance, tirada no «Memories», temos as personagens cujo percurso a romancista vai acompanhar e analisar: El Campeador, o Bronze, Charlie 8, Umbela, António Machado, Rosie Honoré, o cozinheiro Nunes, o Dr. Salamida, três militares barbudos, o casal de poetas Ingrid e Francisco Pontais, o fotógrafo Tião Dolores. Ana Maria Machado, repórter portuguesa em Washington, é convidada a fazer um documentário sobre a Revolução portuguesa de 1974. A «machadinha», filha de António Machado, e a equipa da CBS (Margarida Lota e Miguel Ângelo) vão encarregar-se, assim, da investigação sobre esses protagonistas: onde estavam? O que sentiram na altura? Que balanço fazem, passados os anos? Qual a melhor imagem de tudo o que aconteceu? Daqui tudo parte. Um acontecimento histórico não se resume a um momento, é uma evolução, um encontro de sinais contraditórios. E depois da fábula, vamos descobrir a «viagem ao coração da fábula», onde se desconstrói o estereótipo do embaixador americano e onde se vai descobrir a matéria de que se fazem as vidas: ressentimento, egoísmo, inveja, maledicência. E, mais importante do que descobrir quem cada um é, a verdade é que a autora vai compondo as personagens com elementos vários que os tornam recomposições da realidade, desaconselhando o exercício de tentar descobrir o rosto que está tapado pela máscara. Há situações evidentes e outras propositadamente menos claras, já que um romance tem de deformar a realidade para a tornar verosímil. Agustina ensinou-o sempre, magistralmente, sobretudo quando se lhe apontavam as aparentes contradições na narrativa. Lídia Jorge faz muito bem esse difícil exercício. «O que me interessou foi ver o tempo a correr, perceber o que ficou, surpreender a memória no momento em que deixou de ser necessária. Porque a memória tem em si a artimanha do esquecimento» (J.L., 5.3.14).

COMPREENDER A REALIDADE DE HOJE
«Os Memoráveis» ajudam-nos a compreender o Portugal de hoje. Com preocupações de agora, vemos que um acontecimento como o 25 de abril de 1974 não se resume a uma ocorrência pretérita, porque a liberdade e a democracia são presentes e sempre inacabadas. Eduardo Lourenço, de «Os Militares e o Poder» está presente quando diz que «a Revolução não veio pôr apenas em causa os mecanismos do poder civil nem as relações do poder militar e do poder civil, mas a própria ordem militar». No entanto, nesta novíssima psicanálise mítica do destino português, mostra-se, entre outras coisas, «que são as Forças Armadas que estão na Nação e não a Nação nas Forças Armadas», e é a partir daí que a história pendular deve continuar a ser acompanhada. Lídia Jorge tem, por outro lado, razão quando coloca «Os Memoráveis» ao lado do seu primeiro romance - «O Dia dos Prodígios» - tendo a sensação correta de o estar a atualizar. Sentimo-lo numa leitura atenta. De facto, vamos de um ato de fixar um tempo que desaparecia até à necessidade de «compreender um tempo que está para vir»… Eis o fio de Ariadne. As personagens de «Os Memoráveis» recriam o que foi a euforia revolucionária e a desilusão que sempre se segue a um período de entusiasmo, no caminho sempre difícil, de avanços e recuos, para a emancipação. E quando lemos, no final, o argumento do filme, compreendemos por que razão se diz: «É muito importante que o Bronze, antes de mais, diga o que disse – “Classifico-o como obra de um milagre, minha senhora. Milagre, sim. Sendo eu um agnóstico, até que gostaria de usar outro termo mais sereno, mas não encontro. E milagre porquê? Pela coincidência no tempo de factos inesperados. Olhai! Registem a minha opinião antes que seja tarde”. Por razões óbvias esta passagem deve ser incorporada na íntegra. Não encontro nenhuma outra declaração que melhor defina o espírito de “História Acordada” (…) Não nos interessa escurecer o que pode ficar claro. A nós só nos interessa recuperar a metralha de flores que o tempo deixou intacta». Estamos perante uma construção de quem? O Oficial de Bronze bem insiste: «Quem desenhou o plano e comandou as movimentações a partir da Pontinha? Nem eu, nem ele, nem nós, nem vós. Foram eles, os cinco mil». Por isso, alerta para as tentações dos vários cultos do eu («…já cada um queria ter uma estátua erguida…»). E confessa-nos: «Sou franco, eu também me envolvi, também disse demasiadas vezes eu»… E a viúva de Charlie 8 lembra que este sabia que cinco mil homens «estavam a fazer rodar as agulhas sobre o mostrador». Mas o Campeador não vai ter voz no filme, intencionalmente, porque a «figura do estratega deve ser poupada à fala. Sempre que um mito fala o seu barro arrefece». A capa do livro invoca El Cid, o Campeador, Don Rodrigo Diaz de Vivar, um cavalo à beira-mar, não altivo mas de cabeça baixa, figurando o velho mito histórico: «o meu corpo será cadáver e ainda há de ganhar batalhas»… É assim que Lídia Jorge, neste momento alto da sua obra, deixa a memória esbatida, forte e sem ilusões, de uma resistência e de uma esperança que não se desvanecem.

De Miguel Real

Lídia Jorge:
um rasgão no tempo.

In Jornal de Letras 11março2014
Miguel Real: Os Memoráveis ostenta  uma
das mais belas e dúcteis aplicações
da língua portuguesa atual
Os Memoráveis, de Lídia Jorge, indubitavelmente um dos seus melhores romances, prossegue a rememoração da história recente de Portugal encetada pela autora desde o já longínquo O Dia dos Prodígios (1980). Nesta cartografia da memória e da identidade históricas portuguesas, Lídia Jorge procede em Os Memoráveis como procedera nos seus mais representativos romances: a criação de um novo horizonte de sentido para a história, de uma reinterpretação dos acontecimentos, de modo a, captando um seu diferente veio unitário subterrâneo, desdobrado numa multiplicidade de focalizações literárias, estabelecer uma nova narrativa reveladora da dimensão libertadora, opressiva ou decadente da história. Num texto publicado em Para um Leitor Ignorado. Ensaio sobre a Ficção de Lídia Jorge (org. Ana Paula Ferreira, 2009), a autora dá conta da sua oficina de escrita: 1º, o nascimento de uma imagem na sua consciência; 2º, o aparecimento de rostos, de vozes; 3º, a emergência de movimentos, de contendas, de tensões, desencadeando o processo dinâmico de várias vontades em disputa por algo. Vista deste modo, eis - em brevíssima síntese - a estrutura de Os Memoráveis: uma foto de Agosto de 1975 cristaliza o tempo português entre a revolução de 1974 e a primeira década do século XXI, eixo central da diegese; dessa fotografia emergem os rostos e as vozes dos protagonistas da revolução e, involuntariamente, do seu fracasso, nomeados por alcunhas por um dos retratados na fotografia (Rosie Honoré Machado, belga, casada com o jornalista português António Machado, pais de Miss Machado, jornalista da CBS, que no tempo presente investiga a emergência do movimento militar do 25 de Abril de 1974 para um episódio de uma série televisiva intitulada "A História Acordada", ideia do embaixador americano em Portugal em 1974/75); a partir das posições de cada um dos elementos da fotografia captada no restaurante "Memories" (El Campeador, o Bronze, Charlie 8, o Umbela, A. Machado, Rosie Honoré, o cozinheiro Nunes, o Salamida, benzendo a terrina postada no centro da mesa, três militares barbudos, o casal de poetas Ingrid e Francisco Pontais e o próprio fotógrafo, Tião Dolores), desencadeia-se a investigação da equipa da CBS (Ana Machado, a jornalista Margarida Lota e o operador de som e imagem Miguel Ângelo), refazendo uma nova narrativa histórica sobre o 25 de Abril, intentando libertá-lo das camadas conflituais que sobre ele se depositaram desde 26 de Abril até ao final do século, gerando interpretações deformadoras daquele dia historicamente auroral, dia em que o "anjo da alegria" (p. 24), gerando uma "pausa na incessante selvajaria humana", provocou o momento em que a História de Portugal sofreu um rasgão no tempo convocando os deuses da beleza, do bem, da virtude desinteressada e da felicidade. Porém, no fim desse mesmo dia, aquando do encontro entre os capitães de Abril e o general Spínola, a dissensão, a "contenda" (que a autora busca para desencadear a ação diegética) e a maldade inata humana, começam a trabalhar para que o dia gratificado entre todos se metamorfoseie num horizonte de desgraça e decadência.Nenhum romance português reconstruiu o dia 25 de Abril de 1974 como este, rememorando a sua inocência, a sua pureza e, também, alguma ingenuidade. Por isso, o romance inicia-se com um curto capítulo intitulado "A fábula" e prossegue com o desvendamento desta (a reconstrução histórica), "Viagem ao coração da fábula", desconstruindo os clichés apresentados no primeiro capítulo por Frank Carlucci por via da reconstrução narrativa, em cerca de três centenas de páginas, da vitória da malícia, da inveja, do ressentimento dos "anfíbios" (os "vira-casacas" da I República), aqueles que "tinham sido concebidos e educados (...) para viverem em ambos os lados [políticos] e em todos os regimes" (p. 249). São estes que ora humilham "El Campeador" na Praia Grande; fazem desaparecer o registo fotográfico de Tião Dolores; castigam com serviços militares inqualificáveis Charlie 8; culpabilizam os antigos militares "barbudos", um ora professor de Biologia e ecologista, outro mecânico de automóveis; caluniam nos jornais a probidade de Umbela, obrigado a defender-se em tribunal; remetem para as pequenas causas nobres sem retorno financeiro o antigo locutor Salamida, posteriormente advogado, que desencadeou o golpe militar pondo no ar a canção "Grândola" na Rádio Renascença; e sobretudo, sobretudo, desqualificam as intervenções jornalísticas de António Machado, despedido pelo novo diretor do jornal.Figuras inocentes e por isso trágicas na roda da história, que mais recorda o mal (a guerra, o sangue, os vencedores finais, que apagam do registo historiográfico os vencidos) do que o bem, todos os retratados do "Memories" "estavam a pagar" (p. 290) - conclui a repórter da CBS - o ato epopeico e libertador (porque desinteressado e inocente) do 25 de Abril. O momento final da decadência dos sonhos do 25 de Abril é dado, individualmente, pelo isolamento trágico de António Machado, trancado dentro do quarto, sem dinheiro para pagar as contas da luz, do telefone e da água.Lírico (tentativa da reconstituição de um dia virginal) e trágico (revelação do povo como o sacrificado do altar da História: o "anho" encravado na terrina do centro da mesa, abençoado por Salamida, que, segundo o casal de poetas Pontal, áugures da História, prenunciou fatalisticamente o fim sinistro da Revolução), o romance Os Memoráveis ostenta uma das mais belas e dúcteis aplicações da língua portuguesa atual, de vínculo moderno, cosmopolita (sem pudor de nela integrar frases em francês e inglês), postando-a literariamente num meio-termo entre o coloquialismo brejeiro habitual na maioria dos romances portugueses de hoje e o eruditismo académico. O primeiro capítulo atinge um tal paradoxo de beleza estética que atrai e assusta simultaneamente o leitor, já que se, por um lado, as 40 primeiras páginas estatuem a língua portuguesa a um nível excessivamente alto para serem dadas como exemplo de imitação, cria no leitor, por outro lado, a consciência do gozo estético propiciado pela flexibilidade sintática e morfológica (o jogo das proposições e das conjunções e o jogo dos tempos verbais) e pela elasticidade semântica que atravessam todo o capítulo.Romance de leitura absolutamente imprescindível para quem viveu o 25 de Abril, para quem queira interrogar hoje a história recente de Portugal, descobrindo-lhe um sentido superior ao dos slogans proferidos no Parlamento nos dias comemorativos, e para quem ame deixar-se impregnar esteticamente pelo doce "sabor" da língua portuguesa - tripla constelação da leitura de Os Memoráveis.

terça-feira, 10 de junho de 2014

De Eduardo Pitta

"Triunfo absoluto da ficção"

in Da Literatura, 15maio2014
Hoje na Sábado escrevo sobre Os Memoráveis, de Lídia Jorge (n. 1946), romance que tem a dupla intenção de celebrar os 40 anos da queda da ditadura e de instigar as gerações nascidas em democracia a sair da letargia. Num país onde os intelectuais parecem ter desistido de intervir, em especial os mais jovens, apostados em fazer da abulia um traço distintivo, Lídia Jorge faz parte do reduzido núcleo de autores com intervenção cívica. E como não confunde literatura com o direito às convicções, a obra sai incólume. Os Memoráveis é um grande romance, não pela circunstância de dar voz ao lado “correcto” da História, mas por ser exemplo de alto conseguimento literário. Quem conheça a obra de estreia da autora, O Dia dos Prodígios, sabe que Os Memoráveis fecha o ciclo da esperança. A intriga tem um curioso detonador, mas, ao relato factual, Lídia Jorge opõe a deriva mnemónica. Como num anti-clímax, a precisão do Argumento que fecha o livro dá a medida da distanciação crítica. Triunfo absoluto da ficção, mesmo estando lá o Salgueiro, o Carvalho, o Lourenço, o Antunes, o Vulto que impediu a guerra civil, e outros e outras que rasgaram o tempo. Não falta sequer “a poeta Ingrid”, a quem a narradora chama Varinha Mágica. Que tudo isto seja feito sem proselitismo, num discurso que se abstém de tessitura heróica, não é pequeno mérito.

quinta-feira, 8 de novembro de 2012

[Registo] Intervenção de Filipa Melo

Sessão comemorativa
dos 10 anos de publicação
de O Vento Assobiando nas Gruas
Leya/Barata, Lisboa, 07-11-2012


Metáfora do mundo

"
Encontramo-nos hoje aqui para celebrar dez anos sobre a publicação do romance O Vento Assobiando nas Gruas, mas, ao fazê-lo, devemos celebrar também trinta e dois anos (O Dia dos Prodígios, o primeiro romance de Lídia Jorge, é de 1980) de produção literária. Nestes maus tempos, ou tempos maus, em que vivemos, e que são também demasiadas vezes tempos de má literatura, faz ainda mais sentido celebrarmos os escritores que, como Lídia Jorge, criam livros contra a corrente e que continuam o seu labor literário com perseverança, teimosia e também uma necessária intransigência, preservando para a escrita e para a literatura um lugar com dimensões transcendentes, uma presença real.

Um dia escutei da Lídia, já não me lembro em que contexto, uma observação que guardei até hoje. Lembro-me dela muitas vezes, refiro-a outras tantas e ela foi muito importante para mim, para que pudesse entender por que é que, um dia, também eu quis escrever. Defendia a Lídia que o escritor é alguém que, num determinado momento da vida, é remetido para um espaço marginal, de exclusão, o que o leva a tornar-se um extra-ordinário, um excecional observador da vida e dos outros. Estando de fora, tornando-se um Outro, o escritor vê para além do evidente e recolhe do mundo as impressões mais subtis e dos homens a verdade da sua condição. Milene Leandro, a protagonista de O Vento Assobiando nas Gruas, que sofre de oligofrenia, é, também ela, ao mesmo tempo, uma excluída e uma excecional testemunha do mundo. Neste sentido, ela pertence à família literária do epiléptico Príncipe Míchkin, o Idiota para a criação do qual Dostoiévski se inspirou em Dom Quixote e, através do qual, o escritor quis criar «a imagem do homem positivamente bom». Não por acaso O Idiota foi, e continua provavelmente a ser, um dos romances mais incompreendidos de Dostoiévski. E não por acaso Milene é talvez a figura mais importante criada por Lídia Jorge. Nela se expressa uma individualidade heroica, porque natural e espontânea.

Aos 34 anos, Milene observa o mundo com a inocência que genericamente se atribui a uma criança (isto a acreditarmos que as crianças são mais inocentes do que cruéis...). Sozinha em Valmares, sem a família, que partira de férias, Milene toma conhecimento da morte da avó (Dona Regina, cujo corpo foi encontrado em cima dos portais da Fábrica Velha) e assiste ao seu funeral. Enquanto vive estes acontecimentos, Milene procura traduzi-los em palavras, para que os possa vir a relatar à família. «Como muitas vezes lhe sucedia, possuía todos os elementos encadeados dentro da sua ideia e, no entanto, verdadeiramente, não dispunha de nada para dizer.»

Como o longo corpo da Fábrica Velha estendido ao sol, como as onze palmeiras em frente, como o campo de morraça em volta, depois como as gruas a que sobe o cabo-verdiano Antonino, Milene tem o saber das coisas caladas, o saber e a memória das testemunhas passivas. Mas, Milene não possui o poder de dizer as coisas que sabe de uma maneira certa, com uma forma que faça justiça àquele saber. Esse papel é dado à narradora, prima de Milene e, através dela, à autora, à escritora, que, como Milene, sabe, e que, por ela, diz. Os outros podem até ter tido «a intenção de a empurrar para o domínio da insignificância e da obscuridade, esse lugar onde tudo se perde e anula antes de tempo». Mas, escreve a narradora, «nós não deixámos».

A história do acolhimento de Milene pela família cabo-verdiana Mata (que há cinco anos é inquilina do património degradado da família Leandro, a Fábrica de Conservas, o «Diamante») e a história de «um amor comum, normal, indizível» entre Milene Leandro (neta da matriarca Regina e sobrinha do presidente da Câmara de Valmares) e o viúvo Antonino Mata (neto da matriarca Ana Mata) são histórias de dias da ira e de «confronto com a desordem do Mundo». Aqui se retrata o jogo que, muitas vezes (talvez a maior parte das vezes), está por detrás dos interesses políticos e financeiros, o jogo da crueldade social, que implica a subjugação de uns por outros. A denúncia deste jogo está presente, de uma forma mais ou menos vincada, em todos os romances de Lídia Jorge. Mas, aqui, em O Vento Assobiando nas Gruas, Lídia Jorge atinge um ideal meio campo entre a moral e a estética, e fá-las mover num mesmo tom (como Harold Bloom defende que George Elliot o fez em Middlemarch).

O cosmos das famílias Leandro e Mata na cidade ficcionada de Santa Maria de Valmares serve a imaginação moral. É uma metáfora do mundo, claro, e dos homens. Uma metáfora moral, ou, se preferirem, uma metáfora humanista, que fala de homens capazes de esterilizar outros, de os tornar transparentes, de os humilhar. Fala de traição e crime de homens sobre outros homens, seus irmãos. Poderosa como esta metáfora moral, encontramos também aqui uma metáfora da imobilidade e da mudança: o vento assobia nas gruas e elas remexem a terra para a modificarem, como a cultura moderna remexe em culturas antigas, para as alterar e as obliterar. Como em todos os livros de Lídia Jorge, prevalece sobre toda as metáforas e toda a narrativa de O Vento Assobiando nas Gruas uma ideia de humanidade e fraternidade que resiste, estoica, por mais excluída que ela seja e por mais que se vivam maus tempos, ou tempos maus.

domingo, 28 de outubro de 2012

A páginas tantas De Combateremos a Sombra

Do romance Combateremos a Sombra,
de Lídia Jorge (pág. 36 a 39)

Hombridade *


(...)

E ainda ao som dos estrondos que rasgavam aquele momento de silêncio duma forma impertinente, o jornalista apontou para a janela por onde o rumor entrava – “Se fôssemos pessoas decentes, não embarcávamos nisto. Pensar nesta extravagância faz doer a alma, pensar que por cada foguete que eles estoiram é um dia de trabalho de um alemão que eles queimam, rasga o coração. E quem diz um alemão diz um francês, um italiano, um inglês. E nós? Nós levantamo-nos da cama para queimarmos no ar os dias de trabalho dos outros como se nada fosse. Porque nos habituámos a viver miseravelmente, sem nos importarmos nem termos vergonha, e agora que outros nos sustentam, vivemos à sombra deles, dos válidos. Mendigos a viver à tripa-forra do produto da nossa mendicidade. E tudo isto porquê? Porque em termos de inteligência e hombridade, estamos anestesiados...” – O professor começou a impacientar-se, pensando em Maria Cristina, nas últimas palavras que ela havia dito no final da discussão – “Não me telefones, Osvaldo, não comeces com os teus truques de que já aqui vou a caminho, já aqui estou a chegar, quando ainda nem partiste do sítio…” Eram nove e vinte cinco e Elísio Passos falava de nada. Aquilo que dizia não passava dum discurso gasto. O que pretendia afinal aquela pessoa? E o jornalista, que continuava a falar com o mesma velocidade e o mesmo ciciamento do início, compreendeu a impaciência do anfitrião – “Passemos ao assunto, professor. O senhor está com pressa, eu também estou. Os minutos estão a passar...” E curvou-se para diante, expondo à luz da secretária a magnífica calva de onde saíam os dois ramos de cabelo em forma de pincéis fartos. Falando no tom próprio de quem começava a iniciar um epílogo, o visitante perguntou – “O professor sabe o que é um ovo?”

“Um ovo” – balbuciou Osvaldo Campos, admirado. “Sim, julgo que sei...” E acrescentou, cauteloso, receando que a roda girasse para o local imprevisto, de súbito previsto. “Claro que sei o que é um ovo...”

“Pois claro que sabe o que é um ovo” – respondeu o jornalista. “Mas talvez desconheça que toda esta situação ignominiosa que se vive neste país miserável, esta situação de dependência e dissipação, falta de rigor, de critério, e tudo o mais que queira acrescentar, tem origem em determinada casta de ovos que circula por aí e sobre os quais ninguém quer falar... ” E a sua voz ganhou uma nova espessura – “ Todos os tipos, que durante a maior parte das suas vidas escreveram ontem e hoje, referindo-se a hoje e amanhã, sabem o que este facto significa, mas estão calados. Pois talvez o senhor não saiba que Salazar tinha um galinheiro em São Bento, há quarenta anos atrás, e que aí criava galinhas, e que as galinhas punham ovos que ele mesmo vendia. Não acredita? Pois acredite - O Presidente do Concelho comerciava-os e não se coibia de o dizer. Vendia-os como se fosse um merceeiro de esquina. Mas não os vendia todos, professor. Havia ovos que o vígaro punha de parte com destinos especiais e que ele mesmo enumerava. Enchia cestos de cana inteiros, com palha no fundo, de ovos especiais. Eram ovos envenenados. Estramónio puro. E sabe o que fazia ele, depois, a esses cestos? Não sabe? – Mandava-os entregar no Supremo Tribunal de Justiça, na Assembleia Nacional, enviava-os à Nunciatura, ao Patriarcado, à Câmara Corporativa, à Câmara Municipal, e por aí adiante, para que os respectivos representantes os comessem e ficassem aniquilados. Mas o Juiz do Supremo, tanto quanto o Núncio Apostólico e o Cardeal Patriarca, e os outros, não eram estúpidos, pelo menos eram tão espertos quanto ele, e não os comeram, reconhecendo o material que tinham entre as mãos. Também os puseram debaixo de galinhas que os chocaram, que deram pintos, galos, galinhas e respectivos ovos, todos eles envenenados com estramónio, e por sua vez distribuíram-nos posteriormente pelas juntas de freguesia, regedorias, paróquias, grandes e pequenas comarcas, repartições públicas, registos de fazenda e finanças, e esses sim, pobres papalvos, foram-nos comendo e distribuindo por seus parentes e amigos, que os comeram também. Mas alguns resistiram, sabiam que ovos dados por essas mãos não eram bons ovos. Muitos como o meu pai, resistiram. Eu resisti desde criança, desde o dia em que o meu pai escarrou para cima do fato da Mocidade Portuguesa que a minha mãe me tinha comprado e eu assisti. Escarrou...” Os olhos do jornalista estavam vermelhos. O jornalista fez uma pausa, um suspiro – “Mas passado todo este tempo, sabe o que aconteceu, professor? Passado todo este tempo de vigilância, distraí-me e esta noite comi um...”

“Comeu um ovo desses?” – perguntou Osvaldo, juntando-se à inquebrantável lógica do jornalista sénior.

“Quando comeu?”

“Comi há coisa de uma hora, professor. Foi no Swing Bar, e até tenho aqui a prova...” – E Elísio Passos enfiou a mão num dos bolsos do smoking e retirou do seu interior fragmentos duma casca branca, unidos por uma pasta gelatinosa. No espaço correspondente ao bolso, o tecido preto apresentava uma mancha mais escura. “Esta é a casca do segundo, o que eu não cheguei a ingerir, porque o outro, infelizmente, já cá está...” – O jornalista transpirava. “Agora com uma nova droga, potentíssima, compreende? Grande problema…” A forma como fechava os olhos denunciava o grande esforço de domínio que exercia sobre o sentido circular da lógica que não queria deixar escapar. A sua calva pálida tinha-se coberto de gotas de suor. Falava rápido, falava alto. “Dois problemas, dois, professor...” – enunciava. “O facto em si, que precisa de ser denunciado imediatamente, para que as pessoas tomem as devidas precauções antes de ingerirem seja o que for, já que alguém pôs a circular de novo esse tipo de alimento. Esse é o primeiro problema. Segundo problema – Preciso urgentemente de passar num hospital...” E ao falar de si próprio, o sénior parecia embaraçado – “Professor, nos tempos que correm, quem tem coragem para denunciar um facto destes? Eu tenho a coragem, tenho a informação, tenho o know-how, mas posso estar neste momento mortalmente atingido e já não servir para nada...”

Elísio Passos tinha-se levantado do cadeirão e começara a dar passadas largas, no meio do gabinete – “Sinto-me envenenado, professor… Mas se eu aparecer num banco de hospital, numa noite como esta, contando este caso, quem vai acreditar? Preciso do seu apoio junto daquela gente do banco de urgência, necessito da sua garantia formal de que sou um homem em seu juízo perfeito...” Naquele momento, já havia algum tempo que os estoiros se tinham calado, mas da zona portuária saíam batidas rock que subiam a colina e entravam pelos vidros do consultório dentro enchendo o espaço de sons estridentes. Era como se um concerto dos Xutos & Pontapés acontecesse ali mesmo, no interior do prédio Goldoni. O jornalista consultou o relógio – “Desculpe, professor, sei que tem os minutos contados...”
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* Título do editor deste blogue

sexta-feira, 26 de outubro de 2012

Crónica * 13 dias para passar de fera a majestade

Texto de 2002 (outubro)
O imperador

Lídia Jorge *

Sempre me hei-de lembrar, com muito gosto, da conferência que Lord Thomson of Monifieth, um ex-conselheiro da Britisth Independent Broadcasting Authorithy, proferiu em Lisboa, no início dos anos noventa. Nessa altura, discutia-se em Portugal a atribuição dos canais privados, e Lord Thomson vinha partilhar com os portugueses a experiência inglesa nesse domínio. Se bem me lembro, os seus conselhos estavam repletos de História. Na Grã-Bretanha a experiência dos canais privados remontava a 1952 e nós estávamos a discutir o nosso caso quarenta anos depois. Os seus conselhos estavam repletos de avisos e bom senso. E tinha razão. O futuro viria a demonstrar que mesmo na auto-controlada Grã-Bretanha, o comércio haveria de atingir, em flagrante, o equilíbrio e a qualidade que eram seus apanágios.

Entre nós, porém, nessa altura, a discussão era particular. Os economistas avisavam que Portugal não dispunha de capacidade comercial para sustentar três estações. A publicidade não chegaria para os três operadores. A menos que houvesse um milagre qualquer - e está provado que há poucos - a disputa pelas audiências iria ser darwiniana, iria fazer descer o nível da programação para patamares inimagináveis. E assim foi. Nessa altura se disse que, na disputa pela sobrevivência, a tendência seria a de os programas de entretenimento descerem aos níveis do grotesco e da obscenidade. Assim foi. Nessa altura também se disse que uma estação da Igreja, iria desprestigiar a Igreja e fazer um péssimo serviço. No nosso panorama, era o canal que estaria a mais, e assim foi. Os caminhos da TVI mostraram que um canal comercial da Igreja jamais seria da Igreja. E não foi. O I de Independente, que na altura também significava I de Igreja, depois de aventuras aberrantes, transformou-se hoje no Canal 4. Isto é, teve de o deixar de ser para ser igual às laicas. O tempo veio demonstrar que tinha razão quem se opunha a esse projecto. Nenhum canal religioso poderá vingar no Ocidente livre, a não ser que recorra às mixórdias televisivas mais repelentes de pregações infinitas e difusão de crendices. Mas na altura também se disse que a Informação, essa sim, iria ficar a ganhar. E ganhou. É indesmentível que a diversidade, a pluralidade dos pontos de vista, o volume de informação, a agilidade do jornalismo televisivo não tem comparação com os tempos anteriores. Pensar em recuar é um pesadelo. No entanto, na altura também se disse que o grotesco do entretenimento se iria misturar com a própria informação, que a certa altura, o espectáculo ficcional entraria e misturar-se-ia nos telejornais. Não se enganaram os que assim previam. Assistir à Informação televisiva é, hoje, assistir a um circo onde as melhores peças jornalísticas aparecem entremeadas com rugidos de leões e facadas na ilharga. Por volta das nove horas da noite, a ideia que se tem é de que o Mundo é só uma descida ao Inferno. Mas na altura também se sabia que iria demorar a bater no fundo, mas bateria. Já bateu no fundo? Já é possível escolher o que brilha no meio do lixo? Partir na direcção certa? Lembro-me das palavras de Soares Louro que previa tudo isto milimetricamente. Era só esperar para ver. Quem previu, e teve tanta razão antes de tempo, como terá passado este longo tempo?

Mas se me lembro em particular da conferência que Lord Thomson fez em Lisboa, por essa altura, é também por uma outra razão. É porque ele abriu essa conferência com uma história muito antiga que não perdeu actualidade. É uma história sobre coerência e isenção, oriunda num tempo muito anterior à televisão. Mas que poderia ser do tempo da televisão. Contou Lord Thomson of Monifieth, experiente em lidar com a memória, a fidelidade, a hesitação e os princípios que a regem, como certo jornal Francês do século XIX, o jornal “Le Moniteur” fez a cobertura da viagem de Napoleão, quando fugiu da ilha de Elba e marchou em direcção a Paris. Corria o ano de 1815. Nessa altura, os percursos eram demorados, não havia automóveis, nem telefones, nem faxes, nem satélites. Só cavalos. A comunicação era quase tão lenta quanto o mundo. Assim, foi possível, em escassos treze dias, os dias do avanço de Napoleão sobre Paris, os títulos do “Le Moniteur” terem ido mudando.

Mudaram assim, relatou ele. A 9 de Março de 1815, apareceu o seguinte título – “A Fera (Isto é, Napoleão) deixou a sua toca”. No dia 11 de Março – “O Monstro da Córsega pôs o pé em solo francês”. No dia 13 de Março – “O Torturador passou a noite em Grenoble”. A 18 de Março – “O tirano avança em direcção a Dijon”. A 19 de Março –“Bonaparte quer conquistar Paris, mas não o conseguirá”. A 20 de Março – O Imperador já chegou a Fontainebleau”. E dia 21? “O Libertador bate com força nas portas da cidade...” E no dia 22? No dia 22, podia ler-se no “Le Moniteur” - “Sua Majestade Imperial marchou hoje sobre Paris. Viva o Imperador!” Isto é – Entre a Ilha de Elba e Paris, Napoleão tinha passado de Fera e Monstro a Libertador, Majestade, Imperador. Lord Thomson não contou, porém, como titulou o jornal as vicissitudes de Napoleão Bonaparte quando voltou a cair em desgraça. Não contou, mas a gente sabe. É válido para todo o tipo de jornais e todo o tipo de majestades.

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* Redigida para a série "Dias Contados", transmitida pela RDP | Antena 2

quinta-feira, 25 de outubro de 2012

Sobre o livro de David Grossman

Até ao Fim da Terra

Lídia Jorge *

Um grande livro nem sempre tem atrás de si as mãos de um grande homem. Mas quando se dá o caso de haver essa coincidência, ficamos menos sós neste mundo. Foi isso mesmo que pensei, há quatro anos, enquanto David Grossman participava de um encontro com leitores, sob uma tenda aberta, diante das Muralhas de Jerusalém.

Corria então a Primavera de 2008, e a jornalista Ilana Dayan lia para o auditório uma passagem do romance Até ao Fim da Terra, acabado de publicar. O texto escolhido correspondia àquele momento de resmunguice em que a personagem Ora, pensando nos checkpoints onde o seu filho Ofer havia prestado serviço militar, vai picando os vegetais para uma salada, ao mesmo tempo que enuncia os nomes dos árabes notáveis implicados nas guerras com o seu país, desejando-os trinchar, e a certa altura, num remate inesperado do esconjuro, o seu pensamento explode numa direção contrária – “... numa revelação súbita, junta também Golda, Begin, Shamir, Sharon, Bibi, Barak, Rabin e Shimon Peres – pois no fim das contas não terão eles também as mãos manchadas de sangue? Será que fizeram alguma coisa para que ela tivesse cinco minutos de paz aqui?” (pág. 630). É que a Ora, mais mãe do que cidadã, interessa-lhe sobretudo a vida do seu rapaz, e a forma de brandir a faca de cozinha revela o potencial da sua raiva. Provavelmente, em mais lugar nenhum do Mundo aquela página poderia ter o efeito que produzia naquele auditório, o riso, a ironia, a explosão de entusiamo por um texto metafórico sobre a luta pelas pátrias. Ou as várias lágrimas misturadas de que fala este livro.

Mas a emoção que então perpassava na tenda não provinha apenas do facto literário em si. Ainda que não se falasse no assunto, sabia-se que a história de Ofer, começada a escrever em 2002, havia sido uma antecipação do destino de Uri, o filho de Grossman, caído no final da segunda Guerra do Líbano em 2006, e que a atitude de proteção pelo poder verbal que o autor havia imaginado ao conceber o livro, era exatamente a mesma que a personagem Ora havia mantido em relação a Ofer - falar, recordar, dizer palavras, uma prolongada oração laica, de forma a manter incólume a pessoa evocada. Isto é, Grossman, como muitas vezes inexplicavelmente acontece na Arte, havia vivido por antecipação a história da personagem Ora. E logo se dava a trágica coincidência de que num e noutro caso, a palavra poética não cumprira a suposta missão, não protegera os protegidos.

Naquele recinto, esse facto extraliterário vinha corroborar a mensagem mais importante – A de que toda a guerra é imunda, nenhuma guerra é salvadora. A emoção que perpassava na atmosfera do fim da tarde poderia ser entendida assim. Um livro, uma longa meditação sobre a violência causada pela partilha da terra quando, por ironia, os homens e as mulheres, uma vez desarmados, se sentem irmãos entre si. Aliás, de certa forma, toda a obra de David Grossman, tal como a de Amos Oz, Aharon Appelfeld, ou Yehudit Katzir, são variações contemporâneas desse mesmo tema. A terra de donos sobrepostos, um território limitado que não se consegue dividir, provavelmente, uma parábola antecipadora em relação à Terra que um dia poderá não dar para todos. Até ao Fim da Terra é um livro cuja temática está enunciada no próprio título. A terra, as suas fronteiras, os seus blindados, os seus tiros.

E no entanto, mais do que um livro de guerra, trata-se de um livro sobre almas. Especialmente sobre a alma de Ora, a mulher de dois homens e de dois filhos em relação aos quais tudo aconteceu ou por acaso, ou por engano. Nela, só a maternidade surge como um espaço inviolável, uma condição inteira, vivida até ao fulgor da alegria e da tragédia, em grau absoluto. Curioso que a este propósito Paul Auster tenha escrito que Flaubert criou a sua Emma, Tolstói a sua Anna, e Grossman dá-nos a sua Ora. Devemos acrescentar, porém, que Ora, personagem que seguimos no interior do pensamento, como numa operação de laparotomia da sua alma, distingue-se de Emma e de Anna Karenina, precisamente porque o seu conflito não é um conflito de amor, é um conflito entre o amor, a maternidade e o Estado, e é isso que torna este livro tão único e especial.

Mas sendo um livro de personagens que vivem sob o efeito de guerras que fazem parte da herança histórica recente, com a invocação de lugares inscritos no mapa da imaginação ocidental, a sua leitura oferece alguns desafios nem sempre fáceis de ultrapassar.

Basta dizer que as primeiras páginas conduzem-nos às cegas, pelo interior de um pavilhão de isolamento de um hospital de Jerusalém, durante a Guerra dos Seis dias, e uma vez que as vozes são entrecortadas, e é através delas que sabemos o que se passa lá fora e na recordação, a nebulosa deixa-nos por vezes tão às escuras quanto se encontram as personagens. Assim, há que voltar atrás para se compreender que os então adolescentes Ora e Avram, internados com doenças infectocontagiosas, se encontram no escuro da noite para conversarem, tendo por testemunho um outro doente, o jovem Ilan, sedado, numa cadeira de rodas.

Por desafiador que seja, vale a pena enfrentar com determinação estas primeiras cinquenta páginas, já que o Prólogo, 1967, é uma espécie de embrião de todas as linhas de força que irão conduzir a vida das três personagens. Essa relação irá esclarecer-se à medida que o leitor avance nos capítulos que reportam a ficção ao ano de 2000. Quem é quem, que papel cada um desempenha, e porque existem tamanhas chagas nos seus percursos, será matéria para uma teia fina e longa, urdida cautelosamente, poeticamente, com a demora própria - não de um espelho que se passeia, como referia Stendhal - mas como um caleidoscópio de espelhos que tudo lembra e tudo vê, a propósito de uma deambulação em ziguezague, através das terras da Galileia.

A história só em parte pode ser resumida.

No dia em que Ofer deveria ser desmobilizado, para retomar a vida civil, Ora descobre que o filho, tendo sabido que uma operação de grande envergadura iria ter lugar nos dias seguintes, oferece-se como voluntário. A mãe, movida por um mau pressentimento não verbalizado, resolve fazer uma peregrinação para se aproximar do filho, e ao mesmo tempo para fugir das notícias que se anunciam ao longo do caminho. Nessa deambulação, de fuga ao acontecimento, e de aproximação ao cerne do coração da sua antiga criança, ela não vai sozinha. Consigo leva Avram, o antigo adolescente do hospital de Jerusalém, que haveria de ser mais tarde ferido e torturado pelos egípcios, na Guerra do Yom Quipur, em 1973. Caminhando os dois ao longo do território esparso, essa deambulação é uma espécie de longa epifania, já que permite que Ora vá revelando, a pouco e pouco, como acabou por ser mulher de dois homens, Ilan e Avram, e mãe de dois rapazes, Adam e Ofer, ambos concebidos em situações extraordinárias, sob o impacte da guerra e do acaso. Tudo começara no dia em que os dois amigos haviam pedido por telefone que Ora fizesse um sorteio para ver qual dos dois partiria de licença. Dois papéis que Ora lançaria dentro da copa de um chapéu. Sob o signo da puerilidade, assim começa a desordem. Um deles iria passar o fim de semana a casa, o outro iria ser conduzido ao centro de um braseiro.

Aliás, os temas embrionários do prólogo, o amor, o signo da desordem, da guerra e suas feridas, mantêm-se do princípio ao fim do livro, e em termos de construção, explodem como uma estrela. Os intérpretes também. Um dos subtemas é a amizade de Ilan por Avram, tendo a mulher por laço de união e não de disputa, a ponto de os três parecerem só um, relação que vai sendo desvendada a pouco e pouco, de modo irradiante. Mas mais do que essa engenhosa forma de estruturar este livro grandioso, que tudo agarra e tudo descreve, criando uma espécie de cosmogonia original, a força desta obra reside na capacidade evocadora que David Grossman atribuiu às personagens, sobretudo à amante dos dois homens.

Uma espécie de saga mental, assomada pela descrição dos factos da guerra, e pela memória densa da maternidade, um painel de almas, que o autor já havia ensaiado em O Livro da Gramática Interior, mas que só agora, em plena maturidade, consegue realizar evitando certo hermetismo, e em seu lugar glorificando o prazer, a paisagem, a alegria, a fúria de viver, em contraponto com a ameaça da morte. Só em Ora existe uma alma que se expõe em três andares – A dos factos que aconteceram, a dos factos que vão sucedendo, e a Ora dos desejos incontidos. A última afirmação do livro também lhe pertence - “Pensou : que fina é a crosta da terra”. O que significa que Ora não está preocupada com a extensão política da terra, antes com a sua profundidade. Ora poderá não ter terra suficiente para cobrir o seu filho.

Até ao Fim da Terra é um livro ambicioso? Sim.

Com ele David Grossman inscreve-se no painel de escritores como Saramago, José Lezama Lima, ou mesmo Musil, autores para quem a escrita procura rivalizar com a vida em amplitude e complexidade, o que implica lentidão, sobreposição e volume. Personagens e ação, alma e história, discurso e filosofia, um desejo de totalidade. A dado momento, o autor pergunta-se a si mesmo, colocando as palavras na boca de Ora – “Como é que se conta uma vida inteira? Nem toda uma vida chegava. E como é que se começa?” (pág. 217) Mas chegando à última página, conclui-se que David Grossman sabe bem quanto pode e como proceder.

Sabe sobretudo como criar cenas inesquecíveis, que conduzem o leitor para o interior da ação, provocando arrepio, dor, deleite, levando-nos para o palco de um teatro anímico, real e vivo, de onde não podemos escapar. Pois mais do que uma questão de metáfora, Até ao Fim da Terra é sobretudo uma questão de metonímia. Uma descrição que prolonga a existência como ela é, usando os materiais reais, as matérias da verdade vivida. Por isso mesmo, este é um livro para ler com tempo. Se for lido à pressa, parecerá um livro desmedido. Se for lido devagar, será um livro grandioso. E felizmente que a tradução permite que entre o hebraico e o português, as subtilezas desta história magnífica não fiquem pelo caminho. A história de Ora e seus homens parece ter sido escrita diretamente na nossa língua.
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  in DN/Qi, 5 de maio 2012

quarta-feira, 24 de outubro de 2012

"Inquieta-me, pois, a sua figura"

Angela, um Mito
em Construção

Lídia Jorge *

Quando a antiga ministra do Ambiente assumiu as funções de Chanceler da Alemanha, começou a constar em Lisboa que se tratava de uma figura demasiado rígida para se augurar alguma coisa de bom para o sucesso da Europa. O próprio Tratado de Lisboa, assinado no final de 2007, foi visto por muitos como uma estratégia de domínio sobre o espaço comunitário, manobra a que Portugal se prestava como criado, sorridente e agradecido. E falava-se já então de uma teia de dominação financeira que estaria a ser urdida a partir de Berlim. Mas eu tinha uma outra visão da chancelar. No princípio do seu mandato, havia passado cerca de meia hora a uns escassos metros da sua pessoa e achara-a interessante. Durante os discursos, Angela distraía-se, sorria para os sapatos, abandonava as mãos, e eu tive a ideia de ver no seu rosto alguma coisa de terno e de humano, alguma coisa de profundamente pacífico. Essa imagem ainda perdurou por algum tempo, e só começou a desvanecer-se quando a chanceler se pôs a enviar recados aos governos dos outros países, utilizando uma rude linguagem de mestre escola.

Aí, já a dúvida tinha começado a circular sobre se a chanceler estaria à altura de ser alguma coisa mais para além de chefe de governo do seu próprio país. Agora, o impasse que está criado diz-nos que dificilmente o será. É que Angela Merkel tem o dedo da História apontado à sua testa e não parece querer interpretar o papel decisivo que lhe foi reservado. E no entanto, não pode fugir a ele. A fragilidade que se vive na Europa leva a pensar que Angela tem no seu nome uma marca angélica que o Futuro não esquecerá, e quer queira quer não, está destinada a ser mito. Mas será que Angela irá ser portadora de uma asa escura que fará a ideia da Europa desmoronar-se? Ou pelo contrário? Desenrolará uma asa clara que fará reunir atrás de si os países europeus desunidos, reinventando a utopia política mais avançada do mundo de que os germânicos têm sido o motor? Para que lado cairá, então, o mito de Angela Merkel? No caso dos portugueses, sempre predispostos a visitarem o seu passado, para voluntariamente obedecerem e se humilharem, lembrar a História da Alemanha não está nos seus hábitos. Mas Angela Merkel, em nome dos alemães, deve saber que todos aqueles a quem a sua política exige ajustes de contas impossíveis, começam a ter de novo essa História no pensamento, e dar pretexto para que a imagem desse passado regresse é inaceitável. Inquieta-me, pois, a sua figura. De que lado ficará Angela Merkel, quando os discursos de circunstância terminarem e ela já não tiver tempo para olhar para a ponta dos seus sapatos?

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* Publicado a 30 de junho de 2012, no Frankfurter Allgemeine Zeitung

terça-feira, 23 de outubro de 2012

É que os dias começam a apertar

A razão dos simples

Eles passarão. Eu passarinho!
Mário Quintana

Lídia Jorge *

1. Os dias que correm ensinam-nos o que não julgávamos precisar de aprender. De um momento para o outro, a realidade mostra-nos que, enquanto a passagem do estado de miséria à prosperidade se processa de modo demasiado lento, a passagem da prosperidade à miséria pode seguir um percurso vertiginosamente rápido.

O que hoje se está a viver assemelha-se ao pesadelo clássico da pessoa que segue vestida por uma praça e de súbito começa a perder as roupas. Quanto mais procura cobrir-se mais elas voam, até se ficar nu. O pesadelo diz respeito ao mundo, não é só nosso, mas o caso português tem contornos muito próprios, e se até agora algum motivo há para nos regozijarmos será só pelo facto de os portugueses, como sempre, serem um caso de sucesso na resistência à fome.

2. É preciso reconhecer que a crise se instalou na casa portuguesa em clima de decepção, mas sob o signo da concórdia e até de uma certa esperança.

A esperança provinha da ideia de que este momento de aperto poderia oferecer uma oportunidade para se corrigirem os erros que nos levaram até aqui, o desperdício, a má distribuição da renda, o laxismo, a acumulação de privilégios, e tudo o mais. Até a esperança de que o sistema judicial pudesse tomar um novo caminho atravessou a nossa ilusão. Para além da ideia de que um ambiente de menos agressividade poderia facilitar esses tipo de correções. Com essa esperança se partiu para sacrifícios de toda a natureza em clima de aceitação. Aos portugueses foram aplicadas medidas drásticas sem um sussurro da parte dos visados. Visto de fora, o nosso comportamento tem sido exemplar, e de certo modo até comovente. Neste momento, porém, o pacto de esperança e de concórdia que nos silenciou não pode deixar de estar quebrado.

Não se trata apenas do assalto redobrado a toda a população, o anúncio assumido da ineficácia das medidas, a injustiça relativa de que elas enfermam, e tudo o mais que se sabe. Nem sequer do pressuposto ofensivo de que as pessoas são abstrações sem coração nem cérebro, e que devem estar expostas a todo o tipo de expolição sob a ameaça de que ao contrário só se vislumbrará a catástrofe. Ou o pressuposto de que devem estar caladas, de outro modo serão perniciosas e agirão contra a pátria. Ou a ideia de que a Economia e as contas são matéria a que a razão dos simples não atinge. Mais do que tudo isso, trata-se, sobretudo, do desconhecimento, por parte dos actuais dirigentes, do funcionamento de uma sociedade moderna.

Agora está à vista por que razão aquilo que pareciam falhas neste governo, afinal, eram erros. Erros na fusão de ministérios que não deveriam ter sido fundidos, pessoas para os conduzirem que não estão à altura nem de um governo em tempo normal, quanto mais em estado de crise, manutenção de figuras descredibilizadas colocadas no topo da hierarquia governamental, entrega de dossiers sensíveis a figuras suspeitas. De tal modo que a ideia que se tem é de que o país não está só em estado de crise, mas à deriva, na mão de pessoas que sem dúvida estudaram muito mas leram pouco. Estas situações costumam ter desenvolvimentos mais ou menos previsíveis. Mark Twain falava de que a História não se repete mas rima. No momento que passa, é preciso tomar cuidado com as rimas. Os simples podem não saber de economia, mas conhecem na pele o que é a injustiça relativa.

3. É que os dias começam a apertar. Agora deitamo-nos e levantamo-nos, com poucas alternativas pela frente. Na noite dos pesadelos pode-se imaginar que o primeiro ministro poderia fazer uma remodelação do seu governo. Mas como, se nesta última semana ele mesmo surgiu aos olhos do país como um remodelável?

Outras perguntas se impõem. Tem esta maioria capacidade para gerar no seu espaço um governo alternativo? Dever-se-ia chegar ao extremo de exigir um governo de salvação nacional? É possível fazer o Presidente da República mover-se para alguma outra solução sem entretanto se desfazer o parlamento? Ou, simplesmente, ainda será possível este governo colar os cacos, regressar a um entendimento com a oposição de forma a inverter este caminho deslizante para um buraco grego? Parar de perseguir as pessoas deixando-lhes na algibeira o suficiente de modo a não secar de todo a economia aquisitiva para que não pare a produtiva? Sabemos que todos os que nos conduzem a este desfecho sempre passarão bem, e nós passaremos mal. Mas é preciso não menosprezar o poder dos simples. Não estamos mais no quadro do Estado Novo, quando a população analfabeta e desinformada não dispunha de referências para se comparar. Também para nós o mundo mudou cento e oitenta graus e hoje somos alguém na Europa. Por isso a própria Europa precisa de conhecer a verdade sobre o que se passa em Portugal para que ela mesma se possa acautelar, e parece que, a partir daqui, só os simples, afinal, podem ser a voz autêntica que avisa os outros antes que também caiam.
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* in Público, 17 setembro 2012

quinta-feira, 29 de setembro de 2011

Poema * Palavras que um tempo fora do tempo te tinha dado

Para Sophia
Lua branca da madrugada
pousaste teu cinto na terra
e o mar te veio buscar.

Já lá estavas, de lá enviaste
as palavras que um tempo
fora do tempo te tinha dado
e nós à espera desse momento
alado, em que as tuas letras transformassem
linhas pretas num campo iluminado.

Agora estás lá dentro, agora desde que a lua
e o mar se unem e fazem as marés
mas só alguns o sabem, tu soubeste e
nisso és.

Voltaste à terra branca, e na cidade
um sino bate a hora como se o dia
de hoje apagasse um foco incendiário.

Teu fogo porém vivo, é de outra chama
e a cama onde te deitas, doutra cambraia
e a praia onde te banhas, de outra
água.


Lídia Jorge
4 de julho, 2004

quarta-feira, 28 de setembro de 2011

[ENTRADAS] ... e tac, tac, tac ...

Passagem por Jerusalém

"Como se sabe, ali três Livros Sagrados entrelaçam as páginas por cima das cúpulas de pedra, e nem sempre houve lugar para virá-las todas ao mesmo tempo. Os recentes ciprestes que unem as fachadas parecem dizer que Deus só falou uma vez, e as divergências apenas resultam das cópias sucessivas dessa única fala. Perigoso mesmo até ao risco de morte é que as divergências sejam motivo, ou pretexto, para o desentendimento. Como em nenhuma outra cidade, em Jerusalém, cidade que transporta o sinal da paz no seu nome, se resume a sorte guerreira da Terra inteira" - da crónica de Lídia Jorge hoje arquivada neste blogue.